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Elle a pour objet :
• d'unir les membres et de créer entre eux des liens de solidarité et de fraternité tels que prônés par la religion musulmane;
• de regrouper ses membres et contribuer à leur éducation sociale et religieuse par la formation et la sensibilisation ;
• de contribuer à la vulgarisation de la religion musulmane et la Tariqa Tidjane au Sénégal et dans le monde;
• de lutter contre toutes les formes d'ignorance et d'analphabétisme;
• de contribuer au développement économique et social.
Pour mettre en ouvre l'objet ainsi défini, les activités de ASSIDQI WA SADIQIN consistent, pour l'essentiel :
- en une ouvre permanente d'éducation et de formation islamique, sociale et intellectuelle ouverte à tous et réalisée à travers diverses formes et méthodes (Dars, prêches, cours académiques.);
- en une organisation soutenue de la solidarité et de l'entraide à travers diverses formes, initiatives et projets (jumelages, parrainages, assistances ponctuelles, Centre de santé, mutuelle de santé, mutuelle d'épargne et de crédit, aide à l'insertion socioprofessionnelle, aide à l'apprentissage féminin.);
L'ensemble de ces activités sont conçues pour contribuer à mettre en pratique la devise de ASSIDQI WA SADIQIN inspirée par son Fondateur en ces termes :
« Apprenez et vous acquerrez la connaissance
Travaillez et vous acquerrez votre subsistance
Aidez-moi en vous, aidez-moi en votre prochain »
Le Fondateur de l'Association
ASSIDQI WA SADIQIN a été fondée par Cheikh Ibrahima Abdallah Sall (qu'Allah soit satisfait d'eux !). Né à Kaolack, il y étudia le Coran dès le plus jeune âge et prit le wird Tidiane auprès de Cheikh Ibrahima Niasse (qu'Allah soit satisfait de lui !). Ce dernier le confiera par la suite à l'un de ses plus proches disciples, en l'occurrence Cheikh Al Hassane Dème (qu'Allah soit satisfait de lui !) pour parfaire sa formation spirituelle.
En 1975, Cheikh Ibrahima Sall se rendra en Tunisie, pour poursuivre des études supérieures. Quelques années plus tard, il revient au Sénégal pour y exercer le métier d'enseignant, fonctionnaire de l'Administration. Très sollicité pour divers éclairages sur l'Islam et la Tariqa Tidjane, il mesurera très tôt la soif de connaissance de ses concitoyens et l'ampleur du besoin d'éducation et de formation spirituelles de la société. Il réalisera aussi que le cadre de l'école formelle était très étriquée pour satisfaire ces besoins là, raison pour laquelle il quittera l'Administration mais pas le métier d'enseignant qui demeurait sa seule et véritable vocation.
Etabli à Dakar, à Guédiawaye, il fait de la cour de sa maison sa première classe, où, librement, tout le monde peut venir apprendre le Coran, la tradition prophétique (hadiths), la Tariqa Tidiane et divers enseignements de grands érudits de l'Islam (Cheikh Ahmad Attidiani par Alioune Harazim, Cheikh Ibrahima Niasse, Cheikh Al Hassane Dème, Al Akhdâri.). Là, devenu le pôle de convergence d'individus de divers horizons et de couches sociales différentes, il réalisera aussi combien il était urgent de développer entre les êtres humains des relations poussées basées sur la connaissance et l'acceptation réciproques mais aussi la solidarité et l'entraide.
Ainsi, à partir de ces deux besoins fondamentaux identifiés (la connaissance et la solidarité), il bâtira un viatique sur lequel se fondera sa devise :
« apprenez et vous acquerrez la connaissance, travaillez et vous acquerrez votre subsistance, aidez-moi en vous, aidez-moi en votre prochain »
La même volonté d'apprendre, d'enseigner et de développer la solidarité conduira aussi Cheikh Ibrahima Sall dans plusieurs autres pays : Arabie Saoudite, Nigeria, Mauritanie, Cameroun, France, Suisse, Suède, Canada, Etats Unis.
Organisation et fonctionnement de l'Association
ASSIDQI WA SADIQIN est une Fédération regroupant l'ensemble des Massâlik formées par ses membres aussi bien à Dakar, au Sénégal que dans le monde. Il est à noter que le terme « Maslakou » dont le pluriel donne « Massâlik » a été récemment préféré à l'appellation ancienne de « Daahiratou » pour désigner l'Association.
Si le terme « Daahiratou » signifie « cercle » ou « regroupement », celui de « Maslakou » désigne quant à lui, plutôt un lieu d'apprentissage. Apprentissage à quoi ? A la droiture « Houdâ », d'où l'expression « Maslakou'l Houdâ ».
Le vocable « Maslakou » est bien traduit en Wolof (langue nationale du Sénégal) par le substantif « Saubouwây » dont la racine « Saub » peut signifier à la fois « tremper », « plonger », « immerger » ou encore « s'engager dans».
Avec cette structuration de nature fédérative, le fonctionnement de ACWC est centré d'une part autour de la Maslak (composante primaire) et d'autre part sur la Fédération elle-même (structure centrale). La Maslak regroupe un ensemble de membres résidant sur une aire géographique donnée. Elle est le lieu d'exercice décentralisé de l'ensemble des activités de la Fédération, à savoir :
- l'apprentissage et la formation ;
- les séances de zikr et de prières ;
- la mobilisation financière ;
- la mise en ouvre du programme de solidarité et d'entraide sociales.
Actuellement, douze (12) Massâliks ou sections existent dont huit (8) dans la région de Dakar et celles de Kaolack, Dahra Djoloff, Saint Louis et Tambacounda.
Quant à la Fédération, elle est le lieu de conception et de déploiement des différentes activités mais aussi celui de la consolidation des résultats des différentes Massâlik. Elle pilote aussi directement toutes les activités centralisées (cérémonies religieuses, représentations, projets socio-économiques.).
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