فَضَائِلُ
عُمَرَ
رَضِيَ
اللهُ عَنْهُ
LES MERITES DE 'UMAR (RA)
"L'IMAM AL- FARUQ"
« CELUI QUI DISTINGUE ENTRE LA VERITE ET L'ERREUR » (Suite)
| Extrait du Recueil : At-Tâj al-Jâmi'u lil-Uçûl fî Ahâdîsir-Rasûl « Le summum des références authentiques sur les sentences du Prophète (sas) » - Auteur : Mansûr 'Aliyyu Nâçif. |
فَصْلُ
الثَّانِي
فِي
فَضَائِلِ
الْخُلَفَاءِ
الْأَرْبَعَةِ
TOME III, CHAPITRE II : « DES MERITES DES QUATRE COMPAGNONS (RA) »
'Umar était un homme pourvu d'inspiration. Par sa bouche et par son cour, s'exprimait la Vérité :
عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ: قَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَقَدْ كَانَ قَبْلَكُمْ مِنْ بَنِي إِسْرَائِيلَ رِجَالٌ يُكَلَّمُونَ مِنْ غَيْرِ أَنْ يَكُونُوا أَنْبِيَاءَ فَإِنْ يَكُنْ فِي أُمَّتِي مِنْهُمْ أَحَدٌ فَعُمَرُ. رَوَاهُ الشَّيْخَانِ والتِّرْمِذِيّ
D'après Abû Hurayra (ra), le Prophète (sas) a dit : « Dans les tribus antérieurs d'Israël, il y a eu des hommes qui parlaient sous l'effet d'une inspiration divine tout en étant pas Prophètes. Et s'il en est un dans ma Communauté, c'est 'Umar » Rapporté par Cheikhânî.
عَنْ ابْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ إِنَّ اللَّهَ جَعَلَ الْحَقَّ عَلَى لِسَانِ عُمَرَ وَقَلْبِهِ
D'après Ibn 'Umar (ra), le Prophète (sas) a dit : « Allâh a déposé la Vérité sur la langue et dans le cour de 'Umar. » rapporté par At-Tirmizî
Et dans un autre hadith : « Allâh a sur la terre des Elus (khâçça), dans les cours et sur les langues desquels Il projette la Vérité de la certitude (haqqal -yaqîn), et 'Umar est l'un d'entre eux. »
عَنْ عُقْبَةَ بْنِ عَامِرٍ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَوْ كَانَ بَعْدِي نَبِيٌّ لَكَانَ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ. رَوَاهُ التِّرْمِذِيّ
D'après 'Uqbata Ibn 'Amir (ra) le Prophète (sas) a dit : « S'il y avait après moi un prophète, ce serait 'Umar Ibn al-Khatâb » Rapporté par At-Tirmizî.
عَنْ سَعْدٍ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ قَالَ:قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِعُمَرَ: ...وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ مَا لَقِيَكَ الشَّيْطَانُ سَالِكًا فَجًّا إِلَّا سَلَكَ فَجًّا غَيْرَ فَجِّكَ
D'après Sa'd Ibn Abî waqqâç (ra), l'Envoyé d'Allâh (sas) dit à 'Umar :... « Par Celui qui tient mon âme entre Ses mains, jamais Iblîs le diable ne t'a vu emprunter un chemin sans prendre aussitôt un autre que le tien ».
'Umar donnait son opinion et indiquait son avis, et ensuite le Coran révélait précisément ce qui confirmait cette opinion et cet avis :
عَنْ ابْنِ عُمَرَ قَالَ: قَالَ عُمَرُ وَافَقْتُ رَبِّي فِي ثَلَاثٍ: فِي مَقَامِ إِبْرَاهِيمَ، وَفِي الْحِجَابِ، وَفِي أُسَارَى بَدْرٍ. رَوَاهُ الشَّيْخَانِ
D'après Ibn 'Umar (ra), 'Umar Ibn Al Khatâb (ra) a dit : « J'ai été du même avis que mon Seigneur au sujet de trois choses : le Maqâm d'Ibrâhîm, le voile et les captifs de Badr. »
(وَاتَّخِذُواْ
مِن مَّقَامِ
إِبْرَاهِيمَ
مُصَلًّى)
(وَإِذَا
سَأَلْتُمُوهُنَّ
مَتَاعاً
فَاسْأَلُوهُنَّ
مِن وَرَاءِ
حِجَابٍ)
Détails du Hadith :
1- Au sujet du Maqâm d'Ibrâhîm :
'Umar faisait fréquemment la demande au Prophète : « O envoyé d'Allâh, les juifs nous disent : « Votre Prophète suit la loi de Moïse, car il fait la prière selon sa Qibla, vers le temple de Jérusalem. » si donc tu faisais la prière vers le lieu saint d'Ibrâhîm (Maqâm Ibrâhîm). » et Allah fit descendre le verset :
2- Au sujet du voile :
'Umar insistait à multiple reprises auprès du Prophète pour qu'un rideau cachant ses épouses fût dressé, et Allâh fit descendre « le verset du rideau » (âyat-al Hijâb). Il s'agit du verset 53 de la Sourate 33 où il est dit :
3- Et concernant les captifs de Badr :
'Umar recommandait au Prophète de leur proposer la conversion à l'Islam et à la mise à mort par le sabre pour ceux qui refusaient. Quand à Abû Bakr, il conseillait de percevoir une rançon puis les libérer. Le Prophète se rallia à l'idée d'Abû Bakr par indulgence et bienveillance. Alors Allâh fit descendre une révélation conforme à l'avis de 'Umar :
مَا كَانَ لِنَبِيٍّ أَن يَكُونَ لَهُ أَسْرَى حَتَّى يُثْخِنَ فِي الأَرْضِ تُرِيدُونَ عَرَضَ الدُّنْيَا وَاللَّهُ يُرِيدُ الآخِرَةَ وَاللَّهُ عَزِيزٌ حَكِيمٌ
« Il n'est donné à aucun prophète de faire des prisonniers tant qu'il n'a pas mis les mécréants hors de combat sur la terre ; Croyants ! Vous voulez les biens fortuits de ce monde, alors Qu'Allâh veut pour vous le bonheur de la vie future. Et Allâh est Tout-Puissant et Sage. » (Cor. : 8, 67)
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L'exégèse expose, sur ce verset, les divergences qui séparèrent les combattants au sujet des prisonniers capturés au cours de la bataille de Badr. Il est à peine besoin de souligner le caractère de cette tragique rencontre qui, dés ses débuts, prit l'aspect d'un sanglant règlement de compte familial. Avant le combat, les Quraïchites l'avaient déclaré sans ambages aux Médinois : « Nous ne vous connaissons pas ! C'est une guerre entre nous » (Mecquois). Et en fait on vit le frère luttant contre son frère (Hamza et 'Abbâs, 'Alî et 'Aqil, etc.), le père opposé à son fils (Abû Bakr et son fils 'Abd-Ar-Rahmân), de proches parents et des alliés s'entre-tuer impitoyablement et surtout - ce qui était réellement nouveau et contraire à la coutume arabe - sans tenir le moins du monde compte de cet esprit de clan ('asabiyya). |
'Umar a choisit de ne citer que ces trois (le Maqâm d'Ibrâhîm, le voile et les captifs de Badr) mais il y en a bien d'autres exemples.
اسْتَغْفِرْ
لَهُمْ أَوْ
لاَ
تَسْتَغْفِرْ
لَهُمْ إِن
تَسْتَغْفِرْ
لَهُمْ
سَبْعِينَ مَرَّةً
فَلَن
يَغْفِرَ
اللَّهُ لَهُمْ
Dans sa mansuétude, le Prophète accepta de prier sur la dépouille mortelle de son plus implacable ennemi, 'Abdullâh Ibn 'Ubayy Ibn Salûl, à la demande du fils de ce dernier qui était bon musulman. Le fougueux 'Umar n'avait pas tardé de réagir en interdisant catégoriquement au Prophète de prier pour des hypocrites. Le Prophète, pour le calmer, lui répondit en ces termes : « Allâh m'a seulement laissé le choix, en disant :
Puis il ajouta (sas) : « Eh bien 'Umar ! Je vais prier et demander soixante-dix fois encore à Allâh de lui pardonner. Peut être sera-t-il sauvé ! » Et Allâh fit descendre le verset :
وَلاَ
تُصَلِّ
عَلَى أَحَدٍ
مِّنْهُم
مَّاتَ أَبَداً
وَلاَ تَقُمْ
عَلَىَ
قَبْرِهِ
إِنَّهُمْ
كَفَرُواْ
بِاللَّهِ
وَرَسُولِهِ
وَمَاتُواْ
وَهُمْ فَاسِقُونَ
Voici reproduits les termes du Hadith :
عَنْ ابْنِ عُمَرَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُمَا أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَيٍّ لَمَّا تُوُفِّيَ جَاءَ ابْنُهُ إِلَى النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَعْطِنِي قَمِيصَكَ أُكَفِّنْهُ فِيهِ وَصَلِّ عَلَيْهِ وَاسْتَغْفِرْ لَهُ فَأَعْطَاهُ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَمِيصَهُ فَقَالَ آذِنِّي أُصَلِّي عَلَيْهِ فَآذَنَهُ فَلَمَّا أَرَادَ أَنْ يُصَلِّيَ عَلَيْهِ جَذَبَهُ عُمَرُ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ فَقَالَ أَلَيْسَ اللَّهُ نَهَاكَ أَنْ تُصَلِّيَ عَلَى الْمُنَافِقِينَ فَقَالَ أَنَا بَيْنَ خِيَرَتَيْنِ قَالَ (اسْتَغْفِرْ لَهُمْ أَوْ لَا تَسْتَغْفِرْ لَهُمْ إِنْ تَسْتَغْفِرْ لَهُمْ سَبْعِينَ مَرَّةً فَلَنْ يَغْفِرَ اللَّهُ لَهُمْ) فَصَلَّى عَلَيْهِ فَنَزَلَتْ (وَلَا تُصَلِّ عَلَى أَحَدٍ مِنْهُمْ مَاتَ أَبَدًا وَلَا تَقُمْ عَلَى قَبْرِهِ). رَوَاهُ الْبُخَارِيّ
Ibn 'Umar (ra) a dit: « Lorsque 'Abdullâh Ibn 'Ubayy Ibn Salûl mourut, son fils, 'Abdullâh ibn 'Abdullâh vint demander à l'Envoyé d'Allâh (sas) de lui donner sa chemise pour servir de linceul à son père. Le Prophète le lui ayant donné, il lui demanda de faire la prière funéraire sur son père. Quand l'Envoyé d'Allâh (sas) se leva pour faire cette prière, 'Umar se leva et, saisissant l'Envoyé d'Allâh (sas) par son vêtement, s'écria: "O Envoyé d'Allâh, le Seigneur ne t'a-t-Il pas interdit de prier sur les hypocrites ?".
L'Envoyé d'Allâh (sas) répondit : "Allâh m'a seulement laissé le choix, en disant: « Que tu demandes à Allâh de leur pardonner ou non et dusses-tu exprimer soixante-dix fois cette demande, jamais Allâh ne leur pardonnera. » Eh bien! Je l'implorerai plus de soixante-dix fois". - "Mais c'est un hypocrite", reprit 'Umar. L'Envoyé d'Allâh (sas) fit néanmoins la prière et ce fut alors qu'eut lieu la révélation suivante: « Et ne fais jamais la Salât sur l'un d'entre eux qui meurt et ne te tiens pas debout auprès de sa tombe. »
Ainsi, chaque fois que se présentait une chose sur laquelle les compagnons se mirent d'accord sur un avis commun et unanime, et 'Umar indique un avis différent, le Coran se révèle et confirme l'avis de 'Umar.
قَالَ ابْنُ عُمَرَ مَا نَزَلَ بِالنَّاسِ أَمْرٌ قَطُّ فَقَالُوا فِيهِ وَقَالَ فِيهِ عُمَرُ أَوْ قَالَ ابْنُ الْخَطَّابِ فِيهِ شَكَّ خَارِجَةُ إِلَّا نَزَلَ فِيهِ الْقُرْآنُ عَلَى نَحْوِ مَا قَالَ عُمَرُ
Ibn 'Umar (ra) déclare: « Jamais il ne s'est exposée aux compagnons une situation sur laquelle ils indiquèrent un avis commun alors que 'Umar soutint un avis différent que ne se révèle un verset du Coran venant confirmer l'opinion de 'Umar. »
'Umar ibn al-Khattâb est mort assassiné le 4 novembre 644 dans la Mosquée de Médine par un esclave persan nommé Firûz. Son successeur est Uthmân Ibn 'Affân.
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