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La fête du sacrifice (Aïd Al Adhâ) ou la Grande Fête (Aïd Al Kabîr)

IV- CONDITIONS REQUISES POUR LA VALIDITE DU SACRIFICE

Le sacrifice de l'Aïd Al Adhâ est soumis à des normes précises. Pour être valide, il doit être effectué selon un rituel déterminé. Ce rituel comprend ainsi trois temps distincts : celui qui consiste à choisir l'animal sacrificielle (1), celui du sacrifice proprement dit (2), et celui de l'utilisation de la chair de l'animal (3).

1- le choix de l'offrande sacrificielle

La validité du sacrifice requiert que l'animal offert satisfasse à des conditions d'aptitude légalement établies et réponde à des critères électifs bien précis.

a) Elle doit être choisi parmi celle qu'il est légal de sacrifier

- L'animal doit être une bête de cheptel

Tout bétail immolé en offrande durant les jours du Tachrik, pour se concilier la faveur d'Allah, est appelé "Al Udhiya". Pour servir légalement au sacrifice, ce bétail doit appartenir aux cheptels du groupe An-'îm « Bahîmatul an'âm » comme le mouton, le bouf, le chameau, en vertu de la parole du Très Haut :

« À chaque communauté, Nous avons assigné un rite sacrificiel, afin qu'ils prononcent le nom d'Allah sur la bête de cheptel qu'Il leur a attribuée. Votre Allâh Dieu est certes un Dieu unique. Soumettez- vous donc à Lui. Et fais bonne annonce à ceux qui s'humilient. » (Coran, 22 :34).

Tout musulman qui n'est pas dans le besoin doit immoler un animal parmi le groupe du petit bétail (mouton - brebis - caprin); cependant, si cette offrande le gênait, il pourrait s'unir avec six autres personnes pour l'offrande d'un bouf ou d'un chameau.

- L'animal doit atteindre l'âge légal

Le minimum qui suffit pour ce sacrifice c'est le Jaz'u parmi les ovins et le saniyyu pour les autres. Le premier (jaz'u) correspond à l'âge d'un an ou selon l'avis de certains dix mois ou selon d'autres encore la bête qui a un an et qui entre dans sa deuxième année (un an révolu) ; chez les bovins il correspond à la bête qui a deux ans et qui entre dans sa troisième année ; chez les chameaux c'est celui qui a six ans ; mais dans tous les cas on évitera tout signe de manquement (infirmité).

On ne doit pas perdre de vue cette parole du prophète : « Engraissez les animaux que vous offrez à Dieu, car elles seront vos montures sur le pont SIRAT. »

b) Elle doit être exempte de certains défauts corporels

En effet, la bête immolée ne doit présentée aucun signe de manquement ou d'infirmité :

- Les signes de manquement

Il est déconseillé d'immoler les bêtes que voici :
1) la bête qui a des dents cassées (celle qui n'en a jamais eu n'est pas déconseillée) ;
2) celle qui a la queue, les cornes ou les mamelons mutilés (Si la bête était privée de mamelon dès la naissance, elle reste valable. Si le mamelon reste intact, mais n'a pas de lait, elle reste valable),
3) celle dont plus de la moitié de la queue, de la corne ou de l'oreille est amputée ;
4) celle dont l'oreille est entièrement amputée.
5) celle qui a l'oreille fendue ou perforée, à moins que ce ne soit légèrement.
6) celle dont manque plus d'un tiers d'une oreille ou de la queue.
7) celle qui a perdu la moitié de sa cuisse. (si la moitié de la cuisse ou un peu plus est coupée, la majorité des ulémas la déclare invalide. Quant à celle qui n'a pas de cuisse (naturellement) il n'y a aucun mal à l'accepter ;
8) celle amputée du sexe.

- Les signes d'infirmité

Ne peuvent servir également au sacrifice l'animal affecté des quatre défauts invalidant, à savoir :
1) l'animal borgne ou aveugle,
2) l'animal boiteux (c'est-à-dire celui dont le défaut du pied empêche de marcher normalement avec les animaux sains),
3) l'animal atteint d'une maladie manifeste (celui dont les symptômes apparaissent sur l'animal comme la fièvre qui le détourne des pâturages et lui coupe l'appétit et la gale évidente qui gâte la viande et détériore la santé, et la profonde blessure qui entrave la santé, etc.),
4) l'animal extrêmement maigre (par suite d'une affection affaiblissante qui atteint le cerveau).

Ces quatre défauts empêchent un animal de pouvoir servir pour le sacrifice. Cette réprobation découle du hadith du Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) qui, en réponse à la question relative aux bêtes à ne pas choisir pour le sacrifice, fit un geste de la main et dit : « Elles sont au nombre de quatre : celle qui boite clairement, celle qui est manifestement borgne, celle qui est sérieusement malade et celle qui traîne une débilité qui la rend chétive et indésirable » (rapporté par Malick dans al-Muwatta à partir d'un hadith d'al-Baraa ibn Azib).

Peuvent être retenus pour servir de sacrifice : l'animal légèrement malade, l'animal châtré, l'animal édenté par suite de la vieillesse, l'animal qui a la corne brisée mais cicatrisée.
L'espèce animale qui constitue l'offrande sacrificielle par excellence est le bélier. S'agissant des qualités, le plus gras et le plus beau est le meilleur.

Une fois l'animal acquis, vient le sacrifice proprement dit.

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A lire...
  › I- SIGNIFICATION DU SACRIFICE DE L'Aïd Al Kabîr
› II- L'ORIGINE DE LA FÊTE ET SES FONDEMENTS SCRIPTURAIRES
› III- CONDITIONS QUI IMPOSENT LE SACRIFICE
› IV- CONDITIONS REQUISES POUR LA VALIDITE DU SACRIFICE
› V- LA PRIÈRE DE LA FÊTE
› VI- ASPECT SOCIAL ET PEDAGOGIE SPIRITUELLE DU SACRIFICE


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