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La fête du sacrifice (Aïd Al Adhâ) ou la Grande Fête (Aïd Al Kabîr)

V- LA PRIÈRE DE LA FÊTE

La fête a également sa prière (Salât al Aïd). Accomplie par la communauté, cette prière est considérée comme une sunna. Elle ne comporte ni Azhan (appel) ni Ikhâmat (réappel).
Elle se compose de deux Rakkât :
- Dans la première et avant la récitation coranique, l'Imam et les guidés prononcent sept Takbirs, y compris le Takbir al ihrâm. - Dans la deuxième Rakkât, ils prononcent cinq Takbirs, non compris le Takbir qu'ils prononcent en se redressant.
La prière doit être célébrée en plein air et pendant le temps où le soleil a dépassé dans le ciel son point culminant.
Après la prière, l'Imam monte en chair et prononce la khutba qui comprend deux parties. C'est une sunna que de commencer par la prière et de faire ensuite la khutba. Le Khâtib (prédicateur) doit ouvrir la première partie, de même que la deuxième partie par des Takbirs.

Il est recommandé aux fidèles qui entendent les Takbirs de les prononcer à voix basse. Il est interdit de parler au moment de la khutba.
Toute l'assistance doit écouter le khâtib en silence. Il est blâmable de faire des zikrs au cours de la khutba.
Le khâtib doit enseigner à son auditoire les règles à suivre pour le sacrifice, il devra adresser également des louanges à Dieu, faire des prières pour le Prophète, faire des exhortations religieuses, ensuite prier pour les musulmans et pour les chefs parmi les musulmans afin que ces derniers arrivent à déjouer les plans des ennemies de l'Islam.
On recommande de faire des Takbirs après chaque prière obligatoire, que l'on prie isolément ou avec la communauté. Que l'Imam les dise ou non, le guidé doit les dire. On doit commencer ces Takbirs avec la salat al Zuhr du jour du sacrifice pour les achever avec la salat al subh du quatrième jour, ce qui fait exactement quinze prières.

On doit dire trois fois : « Allâhu Akbar ». On ne doit pas les prononcer si on fait une prière surérogatoire. On ne doit rien intercaler entre la prière et les Takbirs. On ne doit même pas intercaler les formules qu'on a l'habitude de dire aussitôt après la prière telles que « Astaghfirullâh » répétées trois ou quatre fois, ou le verset du trône (Ayatul kursiyyi) ou le « Baqqiyâtus-sâlihât). Une seule chose peut être faite avant les Takbirs, ce sont les prosternations de « ba'da » dont on est redevable, et cela fait partie de la prière.
Il est méritoire de faire revivre la nuit qui précède le jour de fête par des prières, des zikrs, la récitation du Qorân ou des actions semblables d'après ce hadith : « Celui qui fait revivre la nuit qui précède le jour du sacrifice et celle qui précède la fête de fin de Ramadan, ne mourra pas le jour où les cours mourront. »



A lire...
  › I- SIGNIFICATION DU SACRIFICE DE L'Aïd Al Kabîr
› II- L'ORIGINE DE LA FÊTE ET SES FONDEMENTS SCRIPTURAIRES
› III- CONDITIONS QUI IMPOSENT LE SACRIFICE
› IV- CONDITIONS REQUISES POUR LA VALIDITE DU SACRIFICE
› V- LA PRIÈRE DE LA FÊTE
› VI- ASPECT SOCIAL ET PEDAGOGIE SPIRITUELLE DU SACRIFICE


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